Les lustres du Metropolitan Opera de New York à domicile Un éclairage chic… mais onéreux

Œuvre de l’architecte Wallace K. Harrison, le Metropolitan Opera de New York nouvelle mouture (le précédent bâtiment, construit à Broadway au XIXe siècle, fut entretemps rasé) ouvrit ses portes dans les locaux alors flambant neufs du Lincoln Center le 16 septembre 1966 avec une création de Samuel Barber : l’opéra Antoine et Cléopâtre.

Si Marc Chagall réalisa les deux fresques que l’on peut admirer dans le hall d’entrée,  le grand attrait de cette superbe salle pouvant accueillir jusqu’à 4000 spectateurs résidait surtout dans sa vingtaine de lustres d’une étonnante modernité, offert par le gouvernement autrichien afin de remercier les Etats-Unis de la mise en place du Plan Marshall en Europe. Autant parler d’œuvres d’art, fabriquées avec de véritables cristaux Swarovski.
Voilà que miné par de grosses difficultés financières, le MET n’a pas d’autres ressources que de mettre en vente ses éclairages. Enfin, pas tout à fait, puisqu’il s’agit de répliques, disponibles à la boutique : comptez la coquette somme de 19000 dollars pour un petit modèle, les grands pouvant atteindre 83000 dollars. Mais la lumière des divas a-t-elle un prix ?