Fatou Diome nous a donné une magnifique leçon d’humanité. Cet écrivain français d’origine sénégalaise vit dans notre pays depuis 1994. Elle vient de publier chez Flammarion « Inassouvies, nos vies », un livre frémissant de sensibilité et plein d’une saine vigueur. Sur la page de garde, elle transmet au lecteur les musiques qui l’ont accompagnée pendant l’écriture : un morceau de kora du Mali, un chant sénégalais, du Keith Jarrett et les Suites pour violoncelle seul de Bach. Grâce (en partie) à la musique, elle est parvenue à réconcilier ses différentes identités sans les fondre, sans les métisser. L’intégration, c’est la désintégration, nous dit-elle. Ses propres différences se sont ajoutées sans rien soustraire en elle.
Voici le programme de Fatou Diome dont on a pu apprécier la qualité et l’éclectisme.
Suite pour violoncelle de Bach
Madeleines
Djelimoussa Cissoko
Ablaye Cissoko
Lenon : Imagine
Programme :
Nabuccho de Verdi : Choeur des esclaves
Mort d’Isolde, Jessye Norman
Marin Marais : La folia
Carmen : L’amour est un oiseau rebelle
Keith Jarrett : Concert de Cologne