La musique d’Etienne Perruchon a été accessible au grand public grâce à Patrice Leconte, qui lui a confié une grande partie de ses films. Son programme était composé en grande partie de musiques du XXe siècle, pas toujours appréciée à sa juste valeur par certains fidèles de ce blog. La pertinence et la variété de ses choix ont-elles eu raisons des réticences qui se sont exprimées ici et là ? Je suis curieux de le savoir.
On a pu en outre découvrir un homme attachant, qui n’a pas caché ses fêlures ou ses naïvetés, qui s’est montré tel qu’en lui-même, sans se monter du col. Le fait que son père soit mort le jour de son anniversaire m’a frappé. La mort est toujours un révélateur puissant et essentiel dans la vie d’un artiste. Elle change son regard à jamais.
J’ai aussi trouvé ses mots à l’égard de son fils, le percussionniste Adrien Perruchon (Orchestre philharmonique de Radio France), vraiment touchants.
Voici son programme :
Un morceau de musique classique que j?affectionne particulièrement.
– « Le sacre du printemps » Stravinsky (danse des adolescentes)
Les madeleines
– 2ème concerto pour piano de Rachmaninov (grand thème du 3e mvt)
– La sonate pour piano « la tempête » de Beethoven (3e mvt)
– Le « dies irae » du requiem de Verdi (Toscanini)
– Le programme classique
– « Roméo et Juliette » de Prokofiev (mort de Tybalt)
– « Concerto pour orchestre » de Bartok (jeux des duos)
– « Petrouchka » de Stravinsky / Stravinsky (début)
– « Ouverture de Candide » de Bernstein
– « Carmen » de Bizet (ouverture peut-être) / Abbado
– « Le choeur des esclaves » Nabucco de verdi
– « 15ème symphonie » de Chostakovitch (dernier mouvement à partir du solo de
célesta)
Concerto pour percussion d’Etienne Perruchon, joué par son fils Adrien Perruchon