Le Parrain au Palais des Congrès de Paris

Quand Rota rencontre Coppola

D’aucuns considèrent que la meilleure des musiques de film est celle que l’on oublie tant elle colle au plus près à la pellicule. Pour d’autres – la majorité -, le génie mélodique et l’art de l’orchestration dont font preuve les grands compositeurs de musiques de film ne le cèdent en rien à ceux dits « classiques ». C’est certainement à cette seconde catégorie qu’appartient Nino Rota, l’un des musiciens ayant flirté avec le septième art les plus renommés aux côtés de Bernard Herrmann. Si ce dernier reste associé pour sûr à Alfred Hitchcock, c’est plus généralement au cinéma italien que renvoie le nom de Nino Rota (1911-1979). On lui doit quelque cent cinquante bandes-son.

Luchino Visconti (Rocco et ses frères, Le Guépard…) et Federico Fellini (La Strada, 8 ½, La dolce vita…) ont régulièrement fait appel à ses services, mais sa partition la plus célèbre demeure celle écrite pour la saga du Parrain. Pour l’inoubliable thème de la Scène d’amour, joué à la mandoline, Rota s’est inspiré d’une romance sicilienne. Ne manquez pas l’occasion de visionner ce chef-d’œuvre récompensé par trois Oscars (dont celui du meilleur film) signé Francis Ford Coppola d’après le roman de Mario Puzo dans des conditions uniques : la bande originale sera interprétée en direct par l’Orchestre National d’Ile-de-France placé sous la baguette de Justin Freer.

Rendez-vous ce jeudi 23 juin à 20h au Palais des Congrès de Paris.