Le couvent d’Annie Lemoine

C’est le piano d’Hélène Grimaud qui a donné envie à Annie Lemoine d’être écrivain. Incroyable, n’est-ce pas ? Mais tellement intéressant. Cette excellente journaliste sur Canal Plus, devenue amuseuse publique (au meilleur sens du terme) dans la bande à Ruquier sur France 2, a retrouvé soudain l’humilité de se mettre chaque matin à sa table de travail. L’humilité ou l’orgueil, on ne sait pas. « C’est si proche » comme disait Jean d’Ormesson à ce micro où précisément Annie Lemoine nous a fait cette surprenante confession. Il y a quelque chose de l’ordre du couvent à se retirer du monde pour écrire. Evidemment, quand on s’appelle Lemoine, c’est peut-être plus facile…

Qu’un écrivain donne envie d’écrire, c’est normal. Qu’un musicien insuffle (ou réveille) la vocation littéraire, voilà qui n’est pas banal. Hélène Grimaud a peut-être été tout simplement incarné la parabole des Talents. « Qu’as-tu fait de tes Talents ? » s’est entendu dire Annie Lemoine avec un peu d’avance sur l’horaire prévu… On en revient au couvent.

L’ami Yann s’est surpassé aux manettes de la technique en fluidité, en imagination, en à propos (la mer, le Brahms d’Hélène Grimaud, etc). C’est vraiment un bonheur de travailler avec lui. Il y avait quelque chose d’un peu magique dans cette émission. Le très grand nombre de mails me l’a confirmé.

Il y en a eu quelques-uns d’auditeurs qui disaient : « Chaque soir, je sors un peu plus tôt du boulot pour être à 18 h 30 dans ma voiture ». Rien ne peut me faire davantage plaisir. Même si la crise nous imposerait peut-être de travailler un peu plus… Disons que les auditeurs de Radio Classique ont une dérogation spéciale. Comme dirait César à Marius (dans « Fanny ») : « Laisse un peu travailler les autres ! »

Voici son programme :

La Chaconne, album Bach Grimaud

Madeleines

Limelight BBC Concert Orchestra

Norma Bartoli Casta Diva

Valse gitane Gypsy kings

Programme

Bach Prélude n°2 (premier morceau de l’album..)

La Bohême Mirella Freni / Pavarotti

Duo Villazon / Netreko Traviata de Verdi

Alagna Si Maritau Rosa (le sicilien)

Ave Maria Gounod (Mischa Maïsky au violoncelle)

Sonate n° 5 de Galuppi par Michelangeli