Laurent Ruquier, Monsieur 100 000 Hz

Si une loi sur le cumul des « mandats » frappait les animateurs des médias, l’empire artisanal et industriel bâti par Laurent Ruquier aurait du mouron à se faire. Gros bosseur, chef de troupe, le joyeux trublion du PAF est partout à la fois. Sa « Radiographie » n’est pas une réflexion profonde sur le monde des ondes, longues ou courtes, c’est un témoignage honnête et bien senti d’une success strory qui a commencé dans une famille modeste du Havre. L’homme est vif, sympathique et cordial en situation de travail et plus sauvage quand les micros sont éteints. Ses goûts musicaux reflètent bien sa personnalité : affections sincères et sans snobisme en variétés, goût du grand spectacle mais aussi de l’intimité en classique. Il tente de rester « quelqu’un de bien » malgré la cruauté du milieu médiatique, ce qui est confirmé par ceux qui ont travaillé avec lui. Il plaît ou déplaît mais son talent et son endurance forcent l’admiration.

Voici son programme :

– Mozart : L’air de la Reine de la nuit

– Debussy : Le Clair de Lune de la Suite bergamasque pour piano solo

– Georges Bizet : un extrait de Carmen

Madeleines :

– Marie Laforêt : « La fleur sans nom »
– Isabelle Boulay : « Ton histoire »
– Renaud : « La teigne »