Et surtout, il donne beaucoup de son temps pour la formation d’élite helvétique créée par Ernest Ansermet et dirigée aujourd’hui par Marek Janowski. A micro fermé, il m’a confié être souvent choqué par l’attitude des entreprises mécènes, qui donnent peu (en proportion du budget global) et demandent beaucoup ou pèsent exagérément dans les décisions artistiques. Notre bon vieux système colbertiste de l’art subventionné est regardé avec envie à l’extérieur de la France.
Enfin, Metin Arditi a créé avec l’ambassadeur de Palestine à l’Unesco (c’est son titre) une fondation pour aider les Palestiniens de Cis-Jordanie et les Israéliens pauvres à étudier la musique avec de bons professeurs et des instruments dignes de leur travail. La ville de Genève, le Conservatoire et l’Orchestre sont partie prenante. Un beau projet à la hauteur de cet homme intelligent, sensible et chaleureux.
voici son programme :
f1. Schubert : Sonate Arpeggione de Schubert (Rostropovitch/Richter)
2. Les Madeleines: Twilight Time (Les Platters), Padam padam (Piaf), Dances
de Galanta, de Kodaly, si possible dirigé par Ferenc Fricsay.
3. Les choix classiques:
Mascarade, la valse, de Khatchatourian –
1er Nocturne de Chopin, Arrau –
Concerto pour violon de Beethoven (Larghetto) Menuhin Furwängler –
Bohème de Puccini : air de Mimi, 1er acte, Freni / Karajan
10ème Danse Slave de Dvorak, version symphonique (Kubelik)
Im Abendrot, 4ème des Letzte Lieder, si possible Schwarzkopf –
5ème concerto pour piano de Beethoven,2ème mvnt, Rubinstein –