Le danseur étoile Jean-Pierre Bonnefous, connu pour son interprétation des grands ballets néo-classiques, est décédé le 15 avril à l’âge de 82 ans à Charlottesville (Virginie) aux Etats-Unis, où il a fait la plus grande partie de sa carrière, ont annoncé sa famille et l’Opéra de Paris.
Né en 1943 à Bourg-en-Bresse, Jean-Pierre Bonnefous s’était formé à l’École de danse de l’Opéra de Paris (ONP) et avait intégré la compagnie en 1959. « Il fut nommé danseur étoile en 1965 », a indiqué l’institution dans un communiqué, louant un « grand danseur et pédagogue ».
Jean-Pierre Bonnefous, etoile of POB and former principal dancer of NYCB, has passed away 😥https://t.co/gJKpjbkXlR pic.twitter.com/XxXxgq99yW
— Balletomania (@Balletomania_io) April 16, 2025
Jean-Pierre Bonnefous a interprété de nombreux ballets du répertoire, dont plusieurs pièces de George Balanchine, l’un des chorégraphes pionniers du néo-classique. Il fut en outre « particulièrement remarqué dans les créations (…) de Maurice Béjart » ajoute l’ONP.
Jean-Pierre Bonnefous était un ami proche de Rudolf Noureev
En 1970, George Balanchine l’engage comme soliste au New York City Ballet, où il danse plusieurs rôles dans ses ballets ainsi que plusieurs pièces de Jerome Robbins. Selon son neveu, il était « un ami proche » de Rudolf Noureev, qui l’avait invité à danser au Bolchoï à Moscou.
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Il avait fait ses adieux à la scène en 1980 et était ensuite parti « diriger avec son épouse (la danseuse Patricia McBride, ndlr), le département de la danse à l’Université d’Indianapolis », avant d’être nommés, en 1996, directeurs artistiques du North Carolina Dance Theater, précisé l’ONP. Jean-Pierre Bonnefoux, avec un « X » comme l’écrivaient les Américains, avait quitté ses fonctions en 2017.
Jean-Pierre Bonnefous a par ailleurs quelques films à son actif, dans de petits rôles, notamment Les Diaboliques (Henri-Georges Clouzot, 1955). On avait également pu le voir sur le petit écran. En 1966, il avait ainsi participé au feuilleton télévisé L’Âge heureux qui racontait la vie de jeunes danseurs au Palais Garnier.
Philippe Gault (avec AFP)
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