J’ai un peu de retard sur ce blog pour des raisons que vous imaginez bien ! Merci de votre compréhension. La semaine du festival Radio Classique a été riche et exaltante.
Lundi, nous avions rendez-vous avec le chef d’orchestre Jean-Claude Casadesus. Il était un peu vexé d’avoir une émission sacrifiée (1 heure seulement) par la retransmission en direct de l’Opéra de Bordeaux. Jean-Claude est un merveilleux musicien cultivé et généreux, mais c’est aussi un artiste qui souffre d’un manque de reconnaissance de la part de la critique. On lit dans son œil une lueur d’inquiétude dès qu’on s’adresse à lui. Si vous lui parlez de ses concerts dans les prisons, il fait immédiatement la gueule : « Oui, je dirige aussi au Concertgebouw d’Amsterdam. » Il enrage d’être considéré comme provincial par une partie de la clientèle chic du théâtre des Champs-Elysées. On ne peut pas tout avoir cher Jean-Claude : l’amour du public et le soutien de l’intelligentsia snob. Vous avez ce qu’il y a de plus rare et de plus durable.
Superbe rencontre, mardi, avec le flûtiste solo de l’Orchestre de Paris. Ce Catalan a élu domicile dans la patrie de son instrument. C’est un homme cordial et chaleureux, pas frustré du tout, heureux de partager sa passion de la musique avec des mots simples et un esprit intelligent. Je me suis amusé à le taquiner à propos des flûtes en or et en argent – « Les musiciens aiment l’argent » me suis-je permis de glisser avec facétie. Il a répondu avec réalisme et bon sens.
Mercredi, la pianiste Brigitte Engerer est venue nous passer le bonjour. C’est une musicienne sensible et romantique, qui possède à la fois la finesse du goût français, la passion et l’excès des Russes (ses frères de son) et la gentillesse naturelle des habitants de sa Tunisie natale. Brigitte est à la fois très ouverte et très pudique. Elle est intarissable sur le piano et son métier, mais se dérobe dès qu’on aborde des sujets plus sensibles. Comme je la connais bien et que je l’adore, j’ai envie qu’elle raconte des choses plus intimes (toujours liées à la musique, bien sûr) et je la sens qui freine intérieurement des quatre fers.
Jeudi, nous étions avec Patricia Petibon. Cette extraordinaire chanteuse, qui n’a cessé de progresser, d’élargir sa palette vocale et émotionnelle, s’est livrée avec beaucoup de sincérité. Son programme était formidable. C’était exactement ce qu’elle écoute en ce moment. Le mouvement lent de la Quatrième Symphonie de Mahler nous a transportés.
La semaine s’est achevée avec Arnaud Delbarre, le directeur de l’Olympia. Personnage sympathique et complexe, voix très radiophonique, présence chaleureuse.
Ce week-end, c’était le Festival Radio Classique à l’Olympia. J’ai adoré ce moment de partage avec le public, les invités, les musiciens… C’était évidemment stressant (5 concerts à présenter en deux jours), mais aussi grisant. J’espère que ceux qui, parmi vous, y ont assisté, ont passé un agréable moment.
Voici la programmation de nos invités (je dis « nos » car ils sont autant les vôtres que les miens, j’essaie toujours de vous satisfaire par leur diversité) :
Jean-Claude Casadesus
Un titre qu’il affectionne particulièrement :
Le Requiem de Brahms (Klemperer) 2e mvt
3 ou 4 « madeleines »
Bach : Toccata et Fugue en ré mineur
Strauss : Valse de l’Empereur
Wagner : Ouverture de Tannhaüser –
6 ou 7 titres classiques
Mahler : Résurrection – Entrée du choeur, 5ème mouvement
Mozart : Don Juan – Duel du Commandeur (Giulini)
Verdi : Traviata « Parigi o cara » (Callas
Concerto pour piano n° 21 de Mozart – 2e mvt – (si possible
joué par M. J. Pires)
Oiseau de feu, danse du roi Katchei (Casadesus)
Vicens Prats
Daphnis et Chloé: Solo de Flute version Orchestre de Paris?
Madeleines:
Deep Purple: Highway Star
Sardane: La Santa Espina
Mayte Martin: Estas hecha a la medida
Programme
Bach: Debut de la passion Selon Saint Jean
Debussy: Prélude a l’apres midi d’un Faune, version Orchestre de Paris
Goyescas de Granados interpreté par Pau Casals
Boulez: Memoriale pour flute et ensemble.
Prokofiev: concerto de piano n°1 deuxième mouvement (Argerich/Dutoit)
Bach BWV 1004 Partita in re min- Ciaccona fuer Violine solo und vier Stimmen nach einer Analyse von Helga Thoene.
Patricia Petibon 2
Salamelica / Haydn (Petibon)
Madeleines
Marin Marais – Suite à deux violes Prélude 1 du disque 1 par Philippe Pierlot
Luisa Fernanda (zarzuela) par Placido Domingo
Programme :
Candide’s Lament du Candide de Bernstein
Mahler : Symphonie n° 4 – 3e mvt (Karajan)
Gene Kelly : Sing in the Rain
Charpentier : Médée – Air Jeune fille du Styx par Lorraine Hunt
Satie : Allons-y Chochotte (Bacquier)
Trio de Cosi « Soave » par Rachel Yakar / Oëstman
Armide de Gluck par Patricia Petibon
Brigitte Engerer
Saint-Saëns : Concerto Egyptien (Engerer)
– Madeleines
Casse noisette en version orchestrale (dernier pas de deux)
– Les Beatles : Hey Jude
– Sinatra : My Way
Programme
– 6ème Symphonie de Tchaïkovski par Furtwangler (4e mvt)
– un extrait de Tristan et Isolde par Furtwangler (Prélude)
– Wilhelm Kempff : Jésus que ma joie demeure
– Scriabine : Concùerto pour piano par Stanislav Neuhaus
– le Sacre du Printemps sous la direction de Zubin Mehta
– Concerto de Mozart avec Brigitte Engerer et la Philharmonie de Berlin
sous la direction de Zubin Mehta, enregistrement Live.
Arnaud Delbarre
Ainsi parlait Zarathoustra (début)
Madeleines
Music de John Miles
Bashung (dernier album)
Mc Cartney (son plus grand succès)
La flûte enchantée (Mozart) « Der Vogelfänger » Papageno
Schubert : 5e Symphonie (1er mvt)
Grieg : Marche des Trolls (DiLuka)
Brahms : Danse hongroise n° 5
Dvorak : Quintette avec piano (mvt lent)
Tchaïkovski : Concerto pour violon (1er mvt)
Bach : Gastinel