La rentrée de Valentina Lisitsa

Sous les auspices du Septième Art

Même si ce sont ses albums consacrés à Liszt et surtout Rachmaninov (intégrale des Concertos pour piano) qui l’ont fait connaître au grand public –via internet -, Valentina Lisitsa fit son entrée chez Universal, après quelques gravures pour Naxos, par la porte étroite de la musique de chambre : en accompagnant Hilary Hahn dans les quatre Sonates pour violon et piano de l’américain Charles Ives. C’était en 2012, pour Deutsche Grammophon. Depuis, la pianiste d’origine ukrainienne a rejoint l’autre grande écurie classique d’Universal, Decca, dont elle incarne l’un des plus brillants fleurons de la nouvelle génération de pianistes aux côtés de Vanessa Benelli Mosell ou Benjamin Grosvenor.

Son prochain disque, annoncé pour la rentrée, sort des sentiers battus tout en renouant avec l’esprit de son album « Chasing pianos » consacré à Michael Nyman. Il affichera en effet les compositeurs Richard Addinsell, Richard Rodney Bennett, Robert Farnon, Charles Williams, Leighton Lucas… La plupart de ces noms ne vous dit rien ? Gageons que les œuvres vous parleront davantage, puisqu’il s’agit de musiques tirées de « L’Age d’or du cinéma », dont sont ici proposés des arrangements pour piano et orchestre : le désormais célèbre Concerto de Varsovie d’Addinsell, qui éclipsa jusqu’au mélo dont il est issu (qui se souvient de The dangerous Moonlight ?), y côtoie les thèmes principaux du Crime de l’Orient-Express, Jealous Lover, The Legend of the Glass Mountain (de la plume de Nino Rota avant qu’il ne devienne le compositeur attitré de Federico Fellini), The Dream of Olwen ou le plus récent Pride and Prejudice de Carl Davis. L’album, bien qu’intitulé « Love story », ne reprend curieusement pas le fameux thème du film d’Arthur Hiller signé Francis Lai.