« Le repos m’exténue » disait Alfred Cortot. « Le quoi ? » semble répondre en écho Jacques Attali. Cet homme, qui fréquente depuis si longtemps les allées du pouvoir, est un drogué au travail. Romancier, mémorialiste, historien, essayiste, biographe, économiste, il a plusieurs casseroles au feu (au c… aussi, prétendent ses adversaires). Et quand il a un peu de temps, que fait-il ? Il lit des partitions et dirige des orchestres. Un talent qu’il partage avec le généticien Daniel Cohen (que l’on a pu entendre dans L’Invité classique).
Jacques Attali a écrit un livre sur l’économie des politiques de la musique. Il en prépare un sur l’effet « consolateur » de la musique. Preuve qu’il sait s’ouvrir au sentiment malgré une image de technocrate, de « sherpa », d’homme de l’ombre, qui lui colle à la peau.
Il a joué le jeu de l’émission avec beaucoup d’intelligence. Ramenant toujours le sujet à la musique. Osant des parallèles audacieux et des rapprochements subtils. Il m’a surpris et touché. A tel point, que je me suis allé à une confidence à la fin de l’émission. Les auditeurs m’auront pardonné, je l’espère, de m’être ainsi mis en avant.
Voici le programme (très beau) de Jacques Attali. Celui d’un amoureux de la beauté.
Rigoletto : Bella Figlia dell’amore (Kubelik)
MADELEINES
deuxieme nocturne de chopin par alfred cortot.
Rhapsodie hongroise n° 2 de Liszt par Cziffra
PROGRAMME >
Casta diva / Norma de Bellini / Anita Cerqueti
Duo de Marie Stuart de Donizzetti (Pavarotti et Sutherland)
Metamorphoses de R. Strauss > Furtwängler
Prière de Moïse de Rossini (Gardelli)
Renee fleming dans le trio final du Chevalier à la Rose
Le deuxieme mouvement du concerto pour 2 violons de bach (Julia Fischer)