« Etonnez-moi Benoît », chantait Françoise Hardy (sur un texte de Patrick Modiano). Duteurtre a retenu la leçon. De livre en livre, il ravit ses lecteurs avec des fables drolatiques qui portent un regard tonique, amer et amusé sur notre monde contemporain.
Dans son dernier livre, Le retour du général chez Fayard, il imagine que De Gaulle revient au pouvoir. L’occasion de confronter deux France, celle des années cinquante, économiquement performante, sûre d’elle-même et fière de ses valeurs universelles, avec celle d’aujourd’hui, inquiète, morose et doutant de tout.
Prenons-nous à rêver. Et si l’identité nationale française, c’était avant tout celle de la culture, de nos écrivains, de nos musiciens, de nos peintres, de nos chercheurs, de nos humanistes. Voilà un chantier autrement plus exaltant, plus enrichissant et plus valorisant que celui qui nous a été présenté ici et là.
Voici le programme de Benoît Duteurtre :
Un morceau classique que j’aime par dessus tout :
Ravel – Daphnis et Chloé – Début de la seconde suite : lever du jour (ou Bacchanale) , avec le solo de flûte. Si possible direction Pierre Monteux.
Madeleines :
Chopin : valses par Guimar Novaes (surtout les petites valses)
Léo ferré : On s’aimera
Offenbach : Extrait de la belle Hélène – direction Jules Gressier (pars pour la crête)
Morceaux classiques :
Wagner : Enchantement du vendredi saint, direction Jochum
Purcell : Ode pour l’anniversaire de la reine Mary, Strike the viol (direction Gardiner)
Strauss : Don Juan (début)
Et pour illustrer le sujet « de Gaulle » en miroir de mon dernier livre
Bizet : Carmen, chanté par Jeanne Rhodes
Jacques Ibert : Divertissement sur Un chapeau de paille d’italie (valse)
Jean Françaix : Huit danses exotiques pour deux pianos (par Jean et Claude Françaix).