La douceur de Nadine Trintignant

J’ai un souvenir très vif du premier passage de Nadine Trintignant dans Musiques de Stars (qui était diffusée le vendredi matin). Elle nous offrait un moment d’exception et de vérité très différent de ses passages très virulents à la télévision suite à la disparition tragique (et comme on la comprend) de sa fille Marie.

Nadine Trintignant a beaucoup souffert. La vie ne l’a pas épargnée, mais grâce à la musique, elle pouvait aborder des sujets profonds sans colère.

J’ai retrouvé ce sentiment intact lors de son passage dans L’Invité Classique.

A la fin de l’émission, je lui ai posé la question fatidique : pourrait-elle un jour pardonner à Bertrand Cantat. Elle m’a dit : « Ne me posez pas cette question. Puis, après un silence : « Je vais répondre… Le seul pardon, c’est l’oubli. » Réponse magnifique, mais j’ai eu le sentiment que j’avais peut-être été trop loin. N’avais-je pas cédé au voyeurisme ? Avais-je le droit de poser une question aussi directe à quelqu’un qui s’était livrée en confiance au cours de l’émission. J’ai demandé à mes collaborateurs ce qu’ils en pensaient : Yann, Charlotte, Albina, Florent… Honnêtement, ils m’ont avoué que cela leur semblait bizarre.

Nadine Trintignant ne m’a fait aucune réflexion. Elle m’a laissé libre de diffuser tout l’entretien.  Mais j’ai pris la décision de retirer le passage en question. Cela ne cadrait pas avec le reste de la conversation, avec l’esprit, le ton. Et cela aurait pu laisser un sentiment désagréable à certains auditeurs.

Voici le programme de Nadine Trintignant :

Un morceau que j’aime particulièrement: 

Vivaldi, chanté par Gérard Lesnes : Nisi dominus. Numéro 20 : cum dederit.





Les madeleines: 

- Henri Salvador: « une chanson douce que me chantait ma maman… »

- “I can’t give you anything but love baby”, chanté par Marlene Dietrich.

- B.B. King: “The thrill is gone”

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Les autres classiques :

- Avisahaï Cohen (bassiste jazz mais c’est classique!!) : Trio Avishaï Cohen : at home. « Remembering »

- Baptiste Trotignon (pianiste jazz mais idem….) : Share – Numéro 11 : « Vibe »

- Wagner : Ouverture de Lohengrin, dirigée par Rudolf Kempe

- Vivaldi : « Les quatre saisons » dirigé par Fabio Bondi (sinon non) – Numéro 10: hiver

- Bach : Cantatas, dirigé par Masaaki Suzuki – Numéro 6 : l’été

- Dvorak : Symphonie numéro 9 (du nouveau monde), dirigée par Vaklav Neumann – 4e mvmt : allegro con fuoco

- Lizt : « Dante » symphonie (pour la divine comédie): purgatoire