C’est le contraire d’une diva. Elle est aux antipodes de l’histrion qui cherche à se faire remarquer, qui prend des temps de sociétaires entre chaque phrase, qui occupe tout le terrain pour soigner son ego. Elisabeth est actrice, comme d’autres sont boulangers, infirmières ou garde-barrière, avec le souci de faire son métier le mieux possible et avec l’idéal que cela puisse apporter quelque chose d’essentiel à la communauté des hommes sans distinction ni clivage. Une femme honnête, simple, souriante, qui parle de Jean-Sébastien Bach (elle a joué Le petit livre de Anna Magdalena) avec justesse et intelligence.
La première fois que je l’ai vue sur une scène de théâtre, elle interprétait Maria Callas. Le texte était génial (c’était un condensé des interviews de la chanteuse de légende), son incarnation était saisissante de vérité. Du vrai travail à l’américaine (tendance Actor’s Studio).
On se souviendra longtemps de son passage dans Passion Classique.
Voici son programme :
morceau préféré: Tosa, Vissi d’arte par Callas
– 4 madeleines: L’eau vive par Guy Béart
Walk en the wild side par Lou Reed
– autres morceaux: 1ère ou 6ème suite pour violoncelle seul de Bach
Fantaisie chromatique de Bach
Kindertotenlieder n° 4 avec K. Ferrier
Pavane de Fauré
Polonaise en fa dièse de Chopin (Anderszewski)