Jean-Michel Ribes est un auteur formidable et un metteur en scène de grand talent. Sa production de « Un garçon impossible », pièce de l’auteur norvégien Petter S. Rosenlund est brillante. On y rit beaucoup, c’est intelligent…. Pourquoi diable gâche-t-il tout avec son histoire de « rire de résistance » ? Les loups sont-ils entrés à nouveau dans Paris ? Que le rire soit une résistance contre l’ennui ou le conformisme, évidemment, et de tout temps, mais que Jean-Michel Ribes estime sérieusement que son humour soit la digue qui nous protège de la barbarie me paraît un tout petit peu immodeste. Non ?
Il m’a paru aussi facile d’ironiser sur la publicité – « c’est votre dieu » – lorsqu’on travaille avec des subventions et qu’on s’adresse à des contribuables. Il m’est apparu également pour le moins étrange de garder son téléphone portable allumé pendant toute la durée de l’émission et de laisser par trois fois une sonnerie intempestive interrompre l’entretien en cours. Manière de dire : je suis trop important pour vous consacrer exclusivement tant de temps, mais continuez à me parler de moi…
Où était passée la « résistance du rire » ? Dans ces moments, on se sent, comme la grande Arletty : « pas très résistante ».
Mais le programme musical de Jean Michel Ribes était sincère, intéressant, varié. Même si le Requiem de Debussy n’existe pas…
La traviata (avant l’air du Bal) – Libiam Netrebko/Villazon
Madeleines :
Nino Rota – musique de fin du film “8 1/2” de Féderico Fellini
une musique des choeurs de l’armée rouge
Le Pont de la rivière Kwaï
Programme :
Gaetano Donizetti – Lucia di Lammermoor « Spargi d’amaro pianto » Callas / Karajan
Symphonie n°1 de Mahler – 3e mvt – Giulini
Les 4 saisons de Vivaldi – L’hiver – Carmignola
1 nocturne de chopin – op. 15 n° 2 – Pollini
Requiem de Debussy ?
Le sacre du Printemps de Stravinsky – Boulez