Pas de bla-bla, pas de salamalecs. Josiane Balasko dit la chose telle qu’elle la ressent, avec des mots simples et parfois un éclat de rire. Elle ne se regarde pas le nombril mais se connaît bien, elle est dans l’action, dans le rythme, dans la vérité de la situation. Enfin, elle renifle tout ça d’instinct. Ne comptez pas sur elle pour jouer les clowns tristes, les comiques incompris qui gémissent, les doubles-fonds qui ventilent de l’aigreur ou des soifs de reconnaissance. Elle joue ! Feu ! La rage au coeur, le regard guerrier et quelque chose de subtil, de spécial dans l’oeil, un fond de tendresse qu’elle garde en réserve, probablement pour ceux qui la connaissent bien, mais qui filtre toujours un peu quand elle est à son zénith. Excellent programme musical qui en dit beaucoup sur elle sans que ce soit impudique ou composé pour plaire. Du solide.
Voici son programme :
Classiques :
Liszt, Faust Symphonie.
Summertime
Elisabeth Schwartzkopf, An Die Musik
Peer Gynt, In the Hall of the Mountain King
Offenbach, La belle Hélène – Le Couplet des Rois
Madeleines :
Varietés: Le chat de la Voisine, Yves Montand
J’m’en fous pas mal, Edith Piaf
La belle de Cadix, Luis Mariano.