Pour José van Dam, qui fête ses 75 printemps cette année, un artiste est par nature naïf et généreux. Ce timide qui s’exprime avec naturel, cet artisan solitaire engagé dans l’aventure collective de l’opéra, ce natif d’un petit pays qui aura été l’un des plus grands chanteurs de sa génération n’est pas à un paradoxe près. Il croit davantage en la malchance qu’à la chance, estimant que la chance se travaille, tandis que la malchance peut rogner les ailes du talent ou étouffer le don. Il estime aussi qu’un professeur doit s’adapter à l’élève et non le contraire. Qu’un artiste d’opéra est un acteur qui chante, plus qu’un chanteur qui joue. Et qu’on doit servir la musique et non s’en servir. Dans son cas, il n’y a pas que le silence qui est d’or.
Voici son programme :
Wagner : Le Vaisseau fantôme « Wie aus der Ferne » (Van Dam / Karajan)
Voici d’abord » mes madeleines »
Un morceau de jazz joué par le Modern Jazz Quarttet (vers 1960…)
Bourvil : l’eau ferrugineuse (génial!)
La chanson des vieux amants de J. Brel
Mes classiques:
Concerto pour violon de Sibelius
Quintette en ut de Schubert (Quatuor Alban-Berg et A. Schiff)
Ses opéras préférés :
Pelléas et Mélisande de Debussy, Simon Boccanegra de Verdi, Les Noces de Figaro de Mozart