« L’oeil écoute », disait Claudel. Le sourire de l’âme regarde, semble lui répondre Jérôme Garcin à travers le destin de son Voyant, Jacques Lusseyran, aveugle, résistant, prisonnier à Buchenwald, réchappé par miracle de la barbarie nazie, puis professeur de littérature française aux États-Unis, et mort à quarante-sept ans dans un banal accident de la route après avoir écrit plus livres dont Et la lumière fut.
De livre en livre, comme d’autres voyagent de ville en ville, Jérôme Garcin tente de réparer l’absence et traque les petites bouffées d’humanité qui bruissent dans les angles morts de nos bibliothèques et qui révèlent des grands souffles de vie.
Voici son programme :
Suite n° 3 de Bach pour orchestre avec Yehudi Menuhin
Haendel : lascia ch’io pianga par Philippe Jaroussky
Purcell : Ode à Sainte Cécile
Schubert : sonate n° 20 par Alfred Brendel
Les madeleines :
Mendelssohn : Romances sans paroles, la Fileuse, par Daniel Barenboïm
Norma de Bellini, l’air « Diva Casta » par Maria Callas
Pachelbel : canon