En valorisant le travail des artisans du goût contre l’industrie Tricatel, en fustigeant la mal-bouffe par des saines colères, en démontrant qu’on peut bien manger et boire sans se ruiner, Jean-Pierre Coffe a fait oeuvre d’éducateur. Non seulement il a défendu David contre Goliath, mais il sait nous rappeler des choses simples et vraies à l’écart des écolos idéologues, des hygiénistes de tout poil et des professeurs de vertu : oui, on peut boire, fumer, baiser, en dépit du qu’en-dira-t-on. Oui, un petit coup de blanc avec un bout de pâté à dix heures du matin n’a jamais tué personne. Oui, la musique fait partie des grands plaisirs de la vie comme un verre d’Yquem, l’odeur des câpriers ou un bon pot-au-feu. Oui la grande chanson française tout comme l’opérette bien chantée vaut tout l’or du monde. Si Jean-Pierre Coffe n’existait pas, on ne pourrait plus l’inventer : on a perdu la recette. Qu’il vive donc longtemps, en buvant, etc.
Voici son programme :
Classiques :
– La fille du Régiment
– La Traviata Natalie Dessay ( Sempre Libera)
– Rusalka
– Gloria de Poulenc
Madeleines :
– Dis moi que tu m’aimes de Judith Magre
– En 1900 de Suzy Delair
– La petite boîte en fer blanc de Juliette ou Tu ronfles de Juliette