Jean Piat, plaisir d’offrir, joie de recevoir

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Pour Jean Piat, le grand art est au service de la joie des hommes. C’est une vision qui peut apparaître limitée, ou du moins partielle, mais qui n’en comporte pas moins sa part de profondeur. C’est une vision classique et optimiste, loin du cliché de l’artiste maudit méprisant son public et n’écoutant que son génie. C’est une vision qui nécessite un certain recul (privilège de l’âge), car au fond un certain Claude Debussy qui porte les stigmates d’un art difficile, exigeant, égoïste en un sens, qui semble suivre son chemin en toute liberté et sans se soucier des attentes de ses contemporains, estimait pourtant que la musique devait chercher « humblement à faire plaisir ».
Cette humilité comporte une part non négligeable d’orgueil puisque produire de la beauté qui dure, c’est se mettre d’une certaine manière à la place de Dieu créant les océans, les montagnes, les oiseaux et les fleurs.
Mais si Dieu donne la vie, l’Homme doué de raison et de passion offre à ses semblables la possibilité d’en supporter le fardeau. Ce n’est pas son but premier, il lui faut du temps pour le comprendre. Au début, il veut être accepté dans sa singularité, puis admiré, distingué, célébré, et puis, sa vanité cherchant des plaisirs plus rares, plus ambitieux, il devient utile à la bonne marche du monde. C’est en cela que, tout en restant faiblement humain, il accède à la vraie grandeur.
Voici son programme :

Madeleines

Brel – les vieux amants
Bécaud – nathalie
Nougaro – toulouse

Classique

Concerto violon tchaïkovski
5ème Beethoven
Daphnis et chloé