C’est un patron courtois et respecté, un haut fonctionnaire atypique, un homosexuel de droite, un esprit libre, une personnalité contrastée. Il voulait parler de la jeunesse, de l’amour, de la mort et a construit son programme musical en fonction. Sans détours, mais sans provocation non plus, avec honnêteté et sens des nuances. Né dans un milieu modeste, il a réussi grâce à son travail et à l’école républicaine en un temps où l’ascenseur social fonctionnait, où les maîtres étaient respectés, où la France avait confiance en elle, en son modèle et en son avenir. Jean-Paul Cluzel ne s’est pas réfugié dans la nostalgie, dans l’amertume, mais sa parole avait une valeur testamentaire, quelque chose de fort et de pur.
Voici son programme :
1) œuvres classiques
Gounod: Roméo et Juliette, la valse de Juliette « je veux vivre dans mon rêve »; interprète Patricia Petibon
Massenet: Thaïs, je suis seule enfin ( à partir de « ô mon miroir fidèle… », Vittoria de l’os Angeles
Richard Strauss: Capriccio, scène finale, Lisa della Casa, Karl Böhm
2) œuvres liés à des moments de ma vie
Marlène Dietrich: The boys in the back room
Bette Middler: The Rose
Wagner: Tristan et Isolde, Mort d’Isolde, Kirsten Flagstad, direction Furtwangler, version de 1952