Beau moment d’émotion quand Jean Nainchrik nous a raconté l’histoire de ses parents : père venant de Constantinople, mère revenant de l’enfer en Pologne, les puces de Saint-Ouen… Ils parlaient des horreurs de la guerre à leurs enfants, non pour se plaindre, mais pour les informer des méfaits du rejet de l’autre, et ils riaient, et ils chantaient, pour célébrer la vie.
L’agent d’artistes ou le producteur d’un film n’est pas forcément quelqu’un qui cherche à gagner beaucoup d’argent, mais qui souvent aime fédérer les talents, accompagner une carrière, permettre à une oeuvre de voir le jour. Jean Nainchrik est resté discret sur les moutons noirs de la profession pour mieux célébrer les grands de son métier. Ainsi, dans son dernier livre, Roselyne Bachelot raconte que son père dentiste disait à sa soeur, dentiste également : « Dans la bouche de tes patients, tu vas souvent voir le mauvais travail de tes confrères. Ne les critique pas, car le patient ne se dira pas : « Comme j’ai de la chance de tomber enfin sur un bon médecin », mais « on ne peut décidément faire confiance à personne ».
Votre conversation, chers amis blogueurs, suite à l’anecdote de Marie d’Alsace, me rappelle ce que m’avait dit un psychologue : de nombreux conflits dans la vie de tous les jours sont causés par le fait que nous avons tous tendance à surestimer les causes de nature au détriment de celles relatives au contexte. Ainsi, lorsque notre voisin, au concert, se lève dès le début des applaudissements et se dirige vers la sortie, notre premier réflexe n’est pas de penser que son enfant est peut-être malade et qu’il doit vite rentrer, ou que sa voiture n’est pas très bien garée et qu’il s’inquiète de la retrouver à la fourrière, mais qu’il s’agit d’un malotru.
Voici son programme :
Jean Nainchrik, fédérateur de talents
Radio Classique