Passionné par le septième art depuis son plus jeune âge, Jean-Jacques Annaud est un cas à part dans le cinéma français qui a la réputation – c’est son péché mignon – d’être littéraire, bavard et nombriliste.
Son modèle est Jean Renoir : un artisan soucieux de raconter une histoire universelle, maîtrisant parfaitement la technique sans se laisser dominer par elle. Il est une sorte de Kubrick français, tournant peu mais préparant ses films avec un soin jaloux, un perfectionnisme incroyable, un sens pictural et abordant à chaque fois un sujet ou un genre différent en y apportant sa patte personnelle.
Ses choix musicaux révèlent, à l’image de ses films, un goût pour la grandeur épique qui ne se détache jamais de la force intime et de l’émotion profonde.
Voici son programme :
– SAINT-SAENS. Symphonie N°3 pour orgue, Michael Murray à l’orgue, Orchestre de Philadelphie sous la direction d’Eugène Ormandy. 1er mouvement aux alentours de 10’15 pour l’entrée de l’orgue
– KABALEVSKY, Concerto pour violoncelle N°1 par Marina Tarasova et l’Orchestre symphonique de Russie. Pour le « largo molto expressivo » (2ème mouvement) super schmaltz
– CHESNOKOV, Service funéraire pour choeur d’hommes Opus 39a, par le « Male choir of St Petersburg » avec Vladimir Pasyukov, basse profonde. Pour le début avec l’entrée de la basse.
– PERGOLESE. Stabat Mater par Teresa Stich Randall et Elisabeth Hoengen, Orchestre de l’Opéra de Vienne. Pour le 1er duetto « Stabat Mater ».
Madeleines :
– La musique du film « Mon Oncle » réalisé par Jacques Tati
– Le thème de l’opérette « L’auberge du cheval blanc »
– « Ta Katy t’a quitté » de Bobby Lapointe