Jean-Guihen Queyras dépoussière les trésors de la musique

Ce jeudi, à 13h, Laure Mézan reçoit le violoncelliste Jean-Guihen Queynas, à l’occasion de la sortie de son dernier album « Thrace ».

Jean-Guihen Queyras se démarque par sa sensibilité musicale et ses interprétations toutes particulières. C’est ainsi qu’il s’est fait remarquer par son interprétation des trios de Schumann. Son angle de lecture des œuvres est celui d’un interprète contemporain qui sait respecter les classiques.

« Meilleur Soliste Instrumental » des Victoires de la Musique Classique de 2008, Jean-Guihen Queyras a longtemps travaillé aux côtés de Pierre Boulez en tant que soliste de l’Ensemble Intercontemporain. Cette collaboration a fortement influencé son répertoire. Il a également enregistré les Suites pour violoncelle seul de Bach, mais son large répertoire lui permet  également d’interpréter des concertos d’Ivan Fedele, de Gilbert Amy, de Bruno Mantovani et de Philippe Schoeller. Très apprécié, il a joué avec les plus grands orchestres du monde entier. Avec Tabea Zimmermann, Antje Weithaas, et Daniel Sepec  il a fondé le quatuor Arcanto. En dehors de sa carrière de soliste, il est professeur à la Musikhochschule de Freiburg-en-Brisgau et co-directeur des Rencontres Musicales de Haute-Provence. A Lyon, il interprétera avec l’ONL le magnifique Concerto pour violoncelle n°1 d’Haydn.

A l’image de l’éclectisme qu’il cultive dans ses choix de partitions, son dernier album s’attache à tirer de l’oubli les beaux jours de la musique thrace. Ouvrant la porte à des répertoires musicaux inédits, on se laisse bercer par les percussions envoûtantes des frères Chemirani ou encore la lyra de Sokratis Sinopoulos.