Jean-Claude Petit, parler musique

Il aime parler de musique, mais il parle aussi musique, comme on parle italien ou espagnol. La musique est un langage que Jean-Claude Petit pratique depuis son plus jeune âge. Cela a probablement commencé à coups de pompes dans le c… par un père autoritaire, jusqu’à la « gifle » d’un Marcel Ciampi rejetant son Debussy dans l’un des cercles de l’enfer de Dante, puis, bon an mal an, c’est devenu tout naturel. Il a signé des arrangements de chansons, comme Audiard écrivait l’argot : avec un soin jaloux et une sorte de noblesse. Il s’est frotté à tous les genres, car pour lui c’est la musique qui comptait, pas la frontière ou la chapelle. Et se reconnaissant « un peu autiste », la musique lui permet d’exprimer ce qu’il a de plus profond en lui.
Aujourd’hui Jean-Claude Petit a composé Colomba pour l’Opéra de Marseille. Puisse-t-il y rencontrer le succès.

Voici son programme :

– Debussy : Doctor gradus ad parnassum
– Bartok : Musique pour cordes, percussions et célesta (direction Pierre Boulez)
– Schoenberg : La nuit transfigurée
– Beethoven : La grande fugue (par le quatuor Alban Berg)

Madeleines :

– John Coltrane : « My favourite Things »
– Frank Sinatra : « Fly me to the Moon »
– Thelonious Monk : « Round about Midnght »