S’il est vrai que « tout homme est le comédien de son propre idéal » (Nietzsche), Jean-Claude Casadesus est une sorte de surhomme. D’autant qu’il dispose de fabuleux gènes dans ce domaine. Lorsqu’il évoque sa mission dans les terres du Nord-Pas-de-Calais, il a toujours des accents de jeune premier fougueux et plein de flamme. Il est Ruy Blas, amoureux de sa reine (Martine Aubry ?), prêt à brandir son épée et à en découdre avec qui se placera sur son chemin. Quand il parle de musique, il devient don César de Bazan, ce grand seigneur philosophe, attentif aux autres, et soucieux de défendre l’intégrité de la Couronne (l’Orchestre de Lille ?) Mais si on le titille, s’il sent qu’il n’est pas considéré à sa juste valeur, le cabot pointe sous le « lion superbe et généreux ». C’est Don Salluste qui montre le bout de son nez et qui glapit en faisant tinter son or (sa baguettor, monseignor, il est l’or ?)
Jean-Claude Casadesus est fait de tout cela. Mais dès qu’il monte sur le podium, il se donne jusqu’à la dernière goutte de son sang, transforme l’eau en vin et répand l’ivresse sonore dans le public. Victor Hugo l’avait bien dit : « Dieu n’a fait que l’eau. L’homme a créé le vin. »
Accessoirement la bière en pays chti.
Voici son programme :
les 3 madeleines lui rappelant son enfance :
– Aria de la 3ème suite en ré de Bach
– extrait d’Hyppolite et Aricie de Rameau ou extrait des Indes Galantes de Rameau
– la Mort de Siegfrid de Wagner
les oeuvres classiques
– le concerto n° 23 (2ème mouvement) de Mozart (Pires)
– trio pour piano, violon et violoncelle n° 2 de Schubert (Istomin, Stern, Rose)
– Morgen de R Strauss avec Renee Fleming