Jean-Claude Casadesus : à 90 ans, le chef d’orchestre multiplie toujours les projets, après soixante ans de carrière

Crédit : TCE

Jean-Claude Casadesus a fêté ce dimanche ses 90 ans. Dans des entretiens à la presse écrite, le maestro évoque ses projets, après soixante ans de carrière de chef d’orchestre, et livre quelques anecdotes étonnantes sur son parcours de musicien.

Alors que le 25 janvier prochain sera célébré à Paris son 90e anniversaire – qu’il a fêté le 7 décembre – à l’occasion d’un concert qu’il dirigera au Théâtre des Champs-Élysées, Jean-Claude Casadesus s’est confié au Figaro et au site de France 3/Hauts-de-France. Lors de ce concert, le maestro sera à la tête de l’orchestre Colonne avec lequel il débuta sa carrière de musicien classique, à la fin des années 50, comme percussionniste (timbalier solo) après sa sortie du Conservatoire.

Ce concert sera également l’occasion pour le public parisien d’applaudir, dans le Concerto pour piano au Sol Majeur de Maurice Ravel, le jeune pianiste Thomas Enhco qui n’est autre que… le petit-fils de Jean-Claude Casadesus.

Tout au long de l’année, le maestro célébrera ces deux anniversaires symboliques en dirigeant à l’étranger (Hongrie, Arménie, Lettonie, Japon). En France on le retrouvera à la baguette lors du Lille Piano Festival, qu’il avait créé en 2004, puis à Saint-Germain-en Laye, à l’Île de Ré et, surtout à la tête de l’Orchestre National de Lille, dont il fut le fondateur en 1976 et qui va fêter les cinquante ans de son existence en septembre.

Les parents de Jean-Claude Casadesus ne voulaient pas qu’il soit musicien

Outre l’évocation des grands noms de la musique qu’il a croisés depuis ses débuts, Jean-Claude Casadesus livre dans ces interviews quelques anecdotes inédites sur son parcours. À commencer par le fait que ses parents ne voulaient pas qu’il devienne musicien alors que, confie-t-il, « mon grand-père et son frère avaient leur propre orchestre baroque parrainé par Camille Saint-Saëns, qu’Arthur Honegger m’a fait sauter sur ses genoux et que Ravel fut un proche de mon grand-cousin, le pianiste Robert Casadesus ».

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On apprend également que le chef d’orchestre parisien avait un temps envisagé de devenir journaliste car : « Je me débrouillais assez bien en français et une de mes dissertations sur l’équitation avait été publiée dans le Figaro », et lui avait valu… des cours gratuits au Cadre noir de Saumur.

Toute aussi étonnante, la révélation de sa prestation à la batterie avec le grand saxophoniste de jazz Lester Young, un soir au club Blue Note dans les années 50 à Paris, parce que le batteur titulaire était… « complètement ivre ».

Philippe Gault

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