Jean-Christophe Rufin, la passion de l’humain

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Médecin, voyageur, écrivain, engagé dans les ONG ou au service de la République, Jean-Christophe Rufin a la passion de l’humain chevillée au coeur. Ce qui l’intéresse chez Jacques Coeur, c’est le destin et les pensées d’un homme, à la charnière du Moyen-Age et de la Renaissance, face au pouvoir, à l’amour, à la trahison, à la chute, à l’exil, à la vie, à la mort. Comme dans tous ses livres, il s’immerge totalement dans une aventure humaine avec une langue qui suit son sujet avec empathie, une syntaxe qui épouse les soubresauts de l’âme. Il ressent avec son esprit et pense avec son coeur, seul moyen d’entrer plus profondément dans les paradoxes d’une existence en déjouant les pièges convenus de la biographie romancée.
S’il éprouve un léger recul face à tout ce qu’il y a autour de la musique, ses connotations sociales, il éprouve une véritable émotion lorsque les sons sont le prolongement naturel de la vie et que l’humain se mêle au sacré.
Voici son programme :

– Le chœur des Bohémiens dans Le Trouvère de Verdi
– L’air du froid dans King Arthur de Purcell
– Le concerto en A mineur BWV 593, allegro, de Bach
– Erik Satie « Je te veux » (version pour piano)

– Ablaye Cissoko, album « Le griot rouge », le morceau « Autorail » (kora seule) ou « Talibé » (kora + chant)
– Cesaria Evora « Flor di nha esperança »
– Tom Jobim