Les paradoxes n’épargnent pas les plus grands. Ainsi Louis XIV le magnifique appréciait la solitude, parlait peu, avait ses zones d’ombre, était complexé dans sa jeunesse, est resté très émotif, ce qui provoquait en lui de brusques colères et le rend au fond très humain. C’est ce qui devait agacer Saint-Simon qui estimait sans doute que le Soleil avait des airs de Lune et qu’il y avait tromperie sur la royale marchandise.
Jean-Christian Petitfils n’échappe pas à la règle. Considéré comme le plus grand spécialiste actuel du Grand Siècle et le meilleur biographe de Louis XIV, a attrapé le virus de l’histoire en lisant Alexandre Dumas qui estimait qu’on peut « violer l’histoire à condition de lui faire de beaux enfants ». Derrière sa science, sa parfaite connaissance des faits, son objectivité, on sent une folle admiration pour ce roi au si long règne et un discernement fragilisé par l’amour. Si science sans conscience n’est que ruine de l’âme, connaissance sans passion dévorante n’a que peu de chance de passer la rampe de la pédagogie et du partage.
Voici son programme :
« Madeleines » :
1°) Troisième mouvement Allegro ma non troppo de la Sonate 23 en fa mineur, opus 57 de Ludwig van Beethoven, dite « Appassionata ».
2°) Deuxième mouvement Andante du Concerto en mi mineur opus 64 de Félix Mendelssohn.
3°) Deuxième mouvement en fa majeur de la Symphonie n° 6 en fa majeur opus 68 dite « Pastorale » de Ludwig Beethoven.
« Morceaux choisis » :
1°) Robert SCHUMANN, Deuxième mouvement (Intermezzo : Andantino grazioso) du Concerto pour piano et orchestre en la mineur opus 54, orchestre de l’Opéra de Vienne, direction Victor Desarzens, piano Lili Kraus. Editions Atlas. Mais une autre version peut être choisie.
2°) André CAMPRA, Introït de la Messe des morts (Requiem) pour soli, chœur et orchestre (plage 1), Soli and Monteverdi Choir, English Baroque Solists, direction John Eliot GARDINER. Disque Erato. Cette version est importante.
3°) Michel-Richard DELALANDE, « Requiem in aeternam » du De Profundis (plage 10). Ensemble vocal et instrumental de Lausanne de Michel Corboz. Disque Erato. Cette version est importante.
4°) Antonio VIVALDI, Gloria du Dixit Dominus RV 594 (plage 18), Soli, English Bach Festival Chorus et Baroque Orchestra, Chœur symphonique et orchestre de la Fondation Gulbenkian de Lisbonne, direction Michel CORBOZ, disque Erato. Cette version est importante.