Qu’il puisse y avoir encore des chevaliers servants de l’art et de la beauté prêts à engloutir leur fortune acquise à la sueur de leur front pour faire revivre un chef-d’oeuvre d’architecture en péril et l’offrir au monde doit nous émerveiller et nous rendre infiniment reconnaissant. Car, ainsi que nous l’a raconté Jacques Garcia, ce fut long et douloureux. Une entreprise folle ! Vingt ans d’obstination, de doutes, d’avaries en tout genre, mais aussi d’amour et de soin du détail. Le château du Champ-de-Bataille, ses salons, ses cuisines, son cabinet de curiosité, sa bibliothèque, sa chapelle, ses jardins, ses jeux d’eau, rien n’a été laissé au hasard. Il ne survivra désormais que grâce aux visites des curieux et des promeneurs. Courez-y !
Voici son programme :
– Verdi : La Traviata, Addio del passato (par Maria Callas)
– Bizet : Les Pêcheurs de perles, Je crois entendre encore (par Alain Vonzo)
– Lully : Atys, Acte 3, scène 4, Le songe d’Atys, Le sommeil, L’air des songes agréables (par l’ensemble Les Arts florissants dirigé par William Christie)
– Caccini : Ave Maria (par Innessa Galante)
Madeleines :
– Luis Mariano : « L’amour est un bouquet de violettes »
– Grace Jones : « La vie en rose »
– Charles Trenet : « Douce France »