Au fil du temps, Jacques Doillon a construit une oeuvre. Peintre des sentiments, sculpteur de l’adolescence, il a bien du mal à se faire entendre et surtout à faire voir ses films, mais il poursuit sa tâche avec détermination, sinon il dépérit comme une plante qu’on n’arrose plus et qu’on a oubliée dans un coin du jardin. Il est de la famille des Bergman et des Bresson, sans concession. Il est l’éternel perdant des Césars et autres récompenses en étant toujours nommé. Mais sa voix reste pure, sa passion du cinéma intacte. Il sait dire de belles vérités avec une voix très douce. Cela nous change des absurdités qu’on vocifère ici ou là.
Voici son programme :
*Bach : invention 6 ; Gould.
*Bach : suites pour violoncelle (au choix) ; Bylsma (ou Fournier)
*Debussy : préludes (livre 2): « des pas sur la neige »; Michelangeli.
*Billie Holliday : my Man, the Man I Love, Solitude (au choix, en petite formation, surtout).
*Ando Drom (avec la chanteuse « Mitsou ») : titre 2 (Na Kamel Ma)
* Rita Mitsouko : les chansons d’Amour