Jacques Attali habille Mimi pour l’hiver

Il met en scène La Bohème de Puccini pour Opéra en Plein Air. Jacques Attali est sur tout les fronts, économique, théâtral, musical, historique, social, avec l’utopie en bandoulière.
On aura noté l’amusant lapsus de Jacques Attali : « Bloch n’était pas juif comme on pouvait le craindre… euh… le croire. »
Cela m’a étonné concernant le compositeur de Schelomo, de la Symphonie Israël, des Trois poèmes juifs pour orchestre, etc. mais qui suis-je pour contredire l’auteur du Dictionnaire amoureux du Judaïsme sur ce terrain ? Finalement, renseignements pris, il semble que Ernest Bloch soit bien un fils d’Abraham : « Ernest Yitzhak Bloch est né le 24 juillet 1880 à Genève de parents juifs non religieux. Son père s’appelait Maurice Meier Bloch. Ernest Bloch ne reçoit aucune éducation juive, mais il fait toutefois sa bar-mitzav en 1893. »
En fait, la confusion vient du fait que d’une part il ne voulait pas être considéré comme « le chantre officiel d’Israël » mais aussi qu’il a été écarté par des membres de sa communauté au motif qu’il possédait un Christ du XVIe siècle (pour des raisons artistiques) posé au-dessus de son bureau.

Voici son programme :

– Puccini, La Bohème, « Valse de Musette »
– Strauss, Le Chevalier à la Rose, « Hab’ mir’s gelobt » trio final du dernier acte, par S.Randall, C.Ludwig, E.Schwarzkopf et l’Orchestre Philharmonia dirigé par H.von Karajan

Madeleines :
– Bloch, Prière, par Sharon Kam et Itamar Golan
– Glass, Quatuor à cordes n°5, 2ème mouvement, par le quatuor Cronos
– Liszt, Rapsodie hongroise n°2, par G.Cziffra