Ivry Gitlis, un monument qui chante

Il parle comme il joue au violon. Comme s’il inventait ce qu’il sentait. Et pourtant dieu sait si sa connaissance et son amour de la musique sont anciens, immémoriaux, mais c’est toujours neuf, vivant, immédiat en lui. Il joue avec les mots comme avec les notes, mais tout résonne et tout raisonne en lui. Ivry Gitlis est un prophète et un berger.

Voici son programme :

– Dvorak : Concerto pour violoncelle (interprété par Casals)
– Beethoven : Ouverture de la cinquième Symphonie (par Toscanini)
– Saint Saëns : Valse caprice (l’enregistrement du coffret ‘Portrait’ d’Ivry)
– Brahms : le mouvement du Double Concerto

Madeleines :

– Leo Ferré : « Les Etrangers » (la version où Ivry l’accompagne)
– Michel Legrand : Un extrait des « Suites cinématographiques »
– César Franck : 2e mvt de la sonate pour piano et violoncelle en La Majeur (interprété par Martha Argerich et Ivry Gitlis)