Créateur de l’agence Sixième Son, Michaël Boumendil se décrit comme un designer sonore. Grâce à ses jingles et ses habillages sonores, il est le compositeur français le plus entendu dans le monde. C’est lui qui a créé et réalisé l’univers musical de la 10e Coupe du monde de rugby qu’on entendra lors des 48 matches qui seront disputés jusqu’au 28 octobre en France.
Do, sol, la, mi. Qui ne connaît pas les 4 notes chantées qui composent le jingle de la SNCF entendu depuis 2005 par des millions de français des milliers de fois par jour dans les gares et les trains et reprise notamment par le guitariste de Pink Floyd ?
Cette courte mélodie est l’œuvre de Michaël Boumendil, créateur et patron de l’agence Sixième Sens, spécialisée dans l’identité sonore et le design musical. Et c’est à celui qui se définit comme « designer sonore » que le comité d’organisation de la 10e Coupe du monde de rugby a confié la conception de l’univers musical de la compétition.
Ce ne sera pas la 1ère incursion de Michaël Boumedil dans le domaine du sport. On doit en effet à son agence, basée à New York, les habillages sonores du tournoi de Roland-Garros, du Tour de France, du FC Barcelone, de l’OGC Nice, du Stade Français, de la Liga (championnat de football espagnol)… et bientôt de la NBA, la ligue professionnelle américaine de basket-ball.
Michaël Boumendil met en avant les notions d’humanité, de force collective et de noblesse véhiculées par le rugby
Son inspiration, Michaël Boumendil la trouve souvent chez les grands compositeurs classiques français dont il admire le sens de l’harmonie comme Gabriel Fauré et Claude Debussy mais également Frédéric Chopin dont il s’est notamment inspiré des Études pour l’identité sonore du groupe pharmaceutique Sanofi ou les Beatles dont il estime que « le travail harmonique a été révolutionnaire ».
Ecoutez cet habillage sonore créé pour la Coupe du monde de rugby :
Pour l’habillage musical de la Coupe du monde de Rugby, qu’on pourra entendre avant les matches, après les points marqués et à la mi-temps des 48 matches joués dans les 9 stades français jusqu’à la finale, Michaël Boumendil s’est attaché à retranscrire les notions d’humanité et de noblesse véhiculées par le rugby. C’est le cas notamment d’une des séquences musicale dans laquelle une note est poussée comme le mouvement de force collective des avants lors d’une mêlée :
Considéré comme le compositeur français le plus entendu dans le monde – plus de 2 milliards de personnes entendent ses créations chaque jour – Michaël Boumendil, surnommé « le Philippe Stark du son » par le Harper’s Magazine, comme le rappelle Le Figaro, s’est vu remettre, lundi dernier à Matignon, les insignes de Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres.
Philippe Gault