Au festival de Coachella, le chef d’orchestre Gustavo Dudamel encourage le mélange des genres

Crédit : Timothy Norris/Facebook Dudamel

Ce n’est pas tous les jours qu’un chef d’orchestre se donne en spectacle dans l’un des plus grands festivals de musique pop-rock-electro au monde. C’est chose faite à Coachella, en Californie, où Gustavo Dudamel a livré un savant mélange des genres.

« Cet endroit représente une culture en soi », a déclaré Gustavo Dudamel en coulisses de sa première au festival Coachella, qui rassemble cette année de nombreuses stars, de Lady Gaga à Green Day. Le chef d’orchestre vénézuélien, à la tête du très prestigieux Orchestre Philharmonique de Los Angeles depuis 17 ans, s’engage depuis autant d’années à lier le classique à la pop.

Il y a livré le week-end dernier, pendant le coucher de soleil, un show envoûtant mêlant le classique, avec laSymphonie numéro 5 de Ludwig van Beethoven, à des bandes son de films comme celle de Star Wars. Il a aussi fait monter sur scène toute une panoplie d’invités, de la star de la country Maren Morris à la jeune chanteuse islandaise de jazz-pop Laufey.

« Ce mélange est une porte d’entrée à la musique classique pour un public plus jeune »

Critiqué ou admiré au fil des ans pour unir musique classique aux tubes contemporains et aux musiques de films, Gustavo Dudamel estime que lier les genres est la « chose la plus naturelle du monde ». « Mon père avait un groupe de salsa et j’ai grandi en l’écoutant et en allant à l’orchestre, et c’était toujours très naturel d’apprécier la musique – quelle qu’elle soit ».

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« Il y a plusieurs styles de musiques, mais la musique ne fait qu’un » estime le chef d’orchestre de 44 ans. Beaucoup, à Coachella, ont ainsi vu un orchestre classique pour la toute première fois. Pour Johanna Rees, vice-présidente chargée des spectacles de l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles, ce mélange est une porte d’entrée à la musique classique pour un public plus jeune.

Et, pour Gustavo Dudamel, cette fusion est d’autant plus vitale dans un monde rongé par les tourments de l’actualité politique. « Nous avons besoin de ces espaces de catharsis pour nous concentrer sur le pouvoir de ce vecteur d’humanité qu’est la musique » conclut le maestro qui réitéra sa performance ce samedi, pour le second week-end du festival.

Philippe Gault (avec AFP)

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