C’est plus qu’un pianiste, plus qu’un musicien (si l’on peut dire), c’est un poète. Nicholas Angelich découvre dans chaque oeuvre ce qu’elle d’unique et de profond.
L’écouter dire qu’il a commencé à travailler le Concerto en mi mineur de Chopin à l’âge de cinq ans a quelque chose de vertigineux. A l’heure où nous ne savions pas que Chopin existait, il jouait de ses petites mains potelées (avec des pieds qui, sans doute, n’arrivaient pas jusqu’à la pédale forte) l’un de ses plus grands chefs d’oeuvre. Comment voulez-vous qu’il soit tout à fait adapté dans notre monde ?
Quand on l’entend jouer, on est évidemment ébloui par sa virtuosité, mais surtout transporté par son intense sensibilité. Celle qui animait l’art d’un Beethoven ou d’un Brahms. C’est peut-être cela un grand interprète : quelqu’un qui a la plus fine des sensibilités, mais dont la forte volonté est tout entier dédiée aux autres, aux génies de la musique et au public.
Son programme :
Brahms : Concerto n° 1 – 1er mvt (à partir du piano, après le tutti initial) par Angelich
Madeleines :
Lipatti : Valse (1ère valse)
Brahms : Sonate violon piano n° 2 – 3e mvt
Beethoven : Clair de Lune
Mahler : 4e Symphonie – 1er mvt – Bernstein
Martha Argerich / Abbado : Concerto n° 1 de Chopin
Rachmaninov : 1ère Etude Tableau op. 39 (Angelich)
Brahms : Concerto n° 2 – 3e mvt – Fischer / Furtwängler
Ivry Gitlis : Concerto n° 2 de Bartok – 1er mvt
Full Moon and Empty Arms par Erroll Garner (d’après le 2e concerto de Rachmaninov)
Liszt : Au bord d’une source / Années de pèlerinage (Angelich)