Henri Pena Ruiz, musique Camarade !

Henri Pena Ruiz est l’un des rares philosophes à ressentir profondément la musique, c’est-à-dire à ne pas chercher à vouloir la définir, la circonscrire dans des concepts, à en reconnaître la beauté et à céder à l’émotion. Mais, comme nous le rappelait Daniel Barenboïm récemment, la musique n’est pas coupée du monde, elle n’est pas une tour d’ivoire dont on peut entrer et sortir sans que son idéal humaniste nous atteigne et nous transforme. Comme certaines personnes vont à l’église, à la mosquée ou à la synagogue et oublient d’appliquer dans la vie de tous les jours le message fondamental qui les a juste effleurés.
Ce qui distingue cependant l’art de la vie, c’est qu’on peut aller jusqu’au bout d’une idée dans l’art, mais que, dans la vie, les conséquences d’une telle volonté peuvent conduire à la catastrophe. Derrière toute idée généreuse se cache toujours la froide application d’une idéologie qui veut transformer la réalité à n’importe quel prix : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! »
Non, la France n’est pas née en 1789. La France est une idée, pas une idéologie. Non, la gauche ne détient pas le secret du bonheur de l’humanité. Ce serait trop facile. Entre « la droite qui répartit inéquitablement la richesse et la gauche qui répartit de manière très équitable la pauvreté » (Churchill), il y a certainement un équilibre à trouver. Cet équilibre que nous montre la musique classique. Non pas comme un genre qui dépasserait tous les autres, ou qui serait l’apanage d’une caste, mais comme un idéal qui dure, qui traverse les modes. Un équilibre entre la passion et la raison.
Voici son programme :

1.Mozart : Sonate KV 310 (2è mouvement :Andante cantabile)
par Maria Joao Pirès
2.Giulio Caccini : Ave Maria par Inessa Galante
4.Albeniz : Asturias par Narciso Yepes (ou Alexandre Lagoya)
5.Dvorak : Als die alte mutter (Opus.55 no 4 ) par Victoria de los Angeles

MADELEINES
1. Jean Ferrat : Potemkine.

2. Guilapayun El Pueblo unido jamas sera vencido

3. Leo Ferré-Aragon : L’Affiche Rouge