Guy Lagache, histoires d’Histoire

Il vaut mille fois mieux faire du bon boulot sur une petite chaîne de la TNT que de la soupe sur un grand canal.
Guy Lagache l’a bien compris puisqu’il se démène pour des documentaires de grand intérêt avec des archives rares à une heure de grande écoute.
Les derniers secrets des nazis (titre un peu racoleur) pose une vraie question : les Alliés savaient-ils pour les camps de concentration et qu’ont-ils fait ? Réponse : oui, ils savaient. Que valait-il mieux faire : bombarder les voies qui menaient à Auschwitz (avec un résultat incertain) ou gagner la guerre le plus vite possible ? La question reste posée. Est-ce par antisémitisme qu’on a préféré la seconde solution ? C’est toujours facile d’apposer des réponses simples à des questions complexes. Et aujourd’hui : fallait-il (en vertu des « leçons » du passé qui servent une « générosité guerrière ») intervenir en Libye ou agir à long terme ? La question reste aussi posée. Certains y répondent nettement : « Ça s’appelle le droit d’ingérence », dira Bernard Kouchner, le menton d’équerre et le doute absent. Sont-ils lâches, indifférents, égoïstes ceux qui hésitent ? Parfois oui, parfois non. Certaines guerres se gagnent par la fuite. D’autres par l’intervention rapide. Rarement sur le coup de l’émotion et des bons sentiments. Guy Lagache a su poser les vraies questions sans nous donner de leçons. Ce fut pourtant une vraie leçon d’Histoire.

Voici son programme :

Classiques :

– Beethoven : Symphony n°7 (in A major, OP 92 : II Allegretto)

– Schubert: Trio Es-Dur OP. 100/D. 929 : II. ANDANTE CON MOTO

– Wagner: Ouverture de Tannhäuser

– Chopin: Nocturne in B Flat Minor OP. 9 No 1

 

Madeleines :

– Chopin, Prélude n°4 par Alfred Cortot

– Above the Law, Freedom of Speech

– Future Island, Seasons  (Waiting on You) [badbadnotgood reinterpretion]