C’est une fontaine à chansons. Aucun Papet ne peut cacher sa source, elle rejaillit ailleurs, toujours plus vive, toujours plus forte. Gainsbourg l’avait mouché à la télévision, mais il continue à nous enchanter en majeur ou en mineur. « Dieu est mort », avait dit Nietzsche. « Nietzsche est mort », pourrait répondre Dieu s’Il n’avait pas mieux à faire.
Guy Béart parle et chante d’un même souffle, il passe des mots aux notes comme on passe du rire aux larmes, et en mélangeant les deux, il change les couleurs du monde et les étoiles brillent plus fort dans le ciel.
Voici son programme :
beethoven Lettre à Elise
schubert Ständchen (Horowitz)
anton dvorak symphonie du nouveau monde (4e mvt)
stravinsky la sacre du printemps
Madeleines :
trénet la java du diable
ferré jolie môme
Pot pourri avec
L’eau vive
Qu’on est bien
L’espérance folle
La vérité
Bal chez Temporel