Géraldine Maillet, comme un torrent

 Olivier Bellamy reçoit Géraldine Maillet dans Passion Classique

Géraldine Maillet a dû me refiler sa crève, car je suis au fond de mon lit, grelottant, faible et misérable.
Mais comme elle a fait l’effort de venir, malgré la fièvre, c’est la moindre des choses de prendre la peine d’écrire trois mots sur cette personnalité peu banale qui a un vrai talent d’écrivain. J’aime cette écriture qui dévale sans s’étaler. J’aime quand un écrivain ne se regarde pas écrire, mais s’intéresse à ses personnages et se demande, comme dans la vie, ce qui va leur arriver, avec un mélange d’abandon et de retenue sans que l’un ne prenne le dessus sur l’autre. J’aime enfin ses confidences fortes sur la surdité de sa mère qui nous permettent de comprendre que l’écriture est pour elle une nécessité existentielle et une manière d’établir un contact fondamental.
Voici son programme :

1-La valse sentimentale de Tchaikovski version interpretée par Edda Erlendsdottir.

2-Pavane pour une infante défunte de Ravel

3- Irakly Avaliani au piano Valse en ut dièse mineur op 69 n 2. Chopin: Barcarolle, Nocturne, Polonaise. Mazurka

4- Scala et kolacny brothers avec leur titre CREEP.

Madeleines :

1-Say it ain’t so Joe de Murray Head
2-The sound of silence de Simon and Garfunkel
3-Les yeux de ma mère de Arno