Cela fait vingt cinq ans que le Chat promène sur notre monde son regard amusé. Un peu plus en fait car le personnage est né sous le crayon de Philippe Geluck dans des circonstances particulières. Avant de ravir les lecteurs du Soir en Belgique, de VSD et de connaître la consécration en albums, il avait orné en 1980 le faire part de mariage de son papa dans une position assez leste et coquine en compagnie d’une madame Chat.
Enfant, Philippe Geluck a commencé à dessiner sur le mur de ses toilettes avant qu’un vitrier de passage ne lui trouve du talent et le pousse à continuer. Il a joué au théâtre dans une pièce d’avant-garde, a taquiné le saxophone dans un club de jazz, a chanté dans L’Opéra de quat’sous, a puis animé d’innombrables émissions de radio et de télévision à la RTBF avant d’être repéré par Laurent Ruquier sur Europe 1 et de rejoindre Michel Drucker sur France 2.
Récemment, il a décidé d’arrêter de montrer sa frimousse pour se consacrer à l’écriture et retrouver sa verdeur d’antan. D’où la sortie de Geluck se lâche chez Casterman.
Il a été charmant lors de son passage sur Radio Classique. Geluck veut dire « bonheur » en flamand et serait le dérivé de Gluck : le compositeur d’Orphée et Eurydice. C’est un vrai mélomane, cultivé, intéressant, plein d’humour, avec ce qu’il faut de simplicité et de gentillesse car en Belgique on n’a pas besoin d’être méchant pour paraître intelligent.
Voici son programme :
Morceau préféré: Début du Stabat Mater de Vivaldi dirigé par Christopher Hogwood
Madeleines:
– Adagio du concerto pour clarinette de Mozart
Programme classique:
1er mvt du quintet de Schubert (Weller)
– Concerto en mi mineur pour basson de Vivaldi (Pinnock)
– Suite n°1 pour violoncelle de Bach
– 1er danse hongroise de Brahms (Fischer)
– Concerto pour violon de Beethoven par David Oistrakh – 1er mvt