Gaspard Ulliel, un vent de fraîcheur

C’est fou ce que toutes les filles de Radio Classique avaient de choses à faire hors de leur bureau ou de temps à perdre près du canapé où je tenais compagnie à Gaspard Ulliel avant le début de l’émission. Ce ne pouvait pas être pour moi : elles me voient tous les jours. Alors pour qui ? Mystère… Ah, vous croyez ? Ah oui, peut-être. Maintenant que j’y repense… Si elles avaient su qu’il aimait Murnau et Bergman, elles auraient peut-être parlé très fort des Fraises sauvages pour attirer son attention, mais elles restaient dans leur coin, attendant peut-être qu’il leur offre un coca light au distributeur ou qu’il leur dise : « Ça vous dit de faire du cinéma ? Vous avez un visage intéressant qui doit bien prendre la lumière. »
Voix bien posée dans le grave, naturel d’expression, cultivé, sympathique, Gaspard Ulliel n’est pas que beau. La vie est vraiment trop injuste, pensaient les garçons de Radio Classique.
Voici son programme :

Saint-Saëns : Introduction et Rondo Capriccioso
Ligeti : Musica Ricercata III Allegro con spirito
Rodrigo : Concerto d’Aranjuez “Adagio”
Madeleines
Jeanne Moreau : Le Tourbillon
Jackson Brown : The Load out
Herbie Hancock : Watermelon Man