Françoise Bourdin, écrire pour s’évader

Que faire lorsqu’on a deux parents chanteurs d’opéra qui parcourent le monde et qui sont à la maison en coup de vent ? S’inventer des familles imaginaires, créer des personnages et transformer cet abandon imposé en solitude féconde. Donc écrire. C’est ce qu’a fait Françoise Bourdin. Sa mère, la soprano Geori Boué, était une gloire de l’Opéra-Comique des années cinquante. Son père, le baryton François Bourdin, demeure l’un des meilleurs représentants du chant expressif français de cette époque. Et puis Françoise Bourdin s’est mariée, elle a eu des enfants et sa vocation littéraire lui est revenue en boomerang alors que sa progéniture grandissait et qu’elle a pris conscience d’une vocation en sommeil… Depuis, elle écrit deux livres par an, qui sont de grands succès de librairie et devient la mère nourricière de ses milliers de lecteurs, oisillons affamés et exigeant des histoires nouvelles pour s’évader eux aussi…
Voici son programme :

4 oeuvres classiques:
1) Un air de Puccini: E lucevan le stelle extrait de La Tosca, par Domingo ou Pavarotti.
2) Ave Verum corpus de Mozart (excellent enregistrement de Léonard Bernstein pour choeur, orchestre à cordes et orgue)
3) Extrait du Requiem de gabriel Fauré: Pie Jesus
4) Beethoven, sonate n°14 pour piano par Horowitz

3 “madeleines”:
1) Faust, Gounod, trio final: “Anges purs, anges radieux” de préférence, évidemment, par Geori Boué
Roger Bourdin chante Messager
3) Don Quichotte de Massenet, dernier acte “Riez du pauvre idéologue”