Folle journée de Nantes : cap sur les Etats-Unis pour la 20e !

La Folle journée, qui fête son 20e anniversaire, s’ouvre sur le monde, en mettant à l’honneur la musique américaine du XXe siècle, de George Gershwin aux comédies musicales de Boradway

Yannick Guin, président de la société organisatrice de la Folle Journée, le prédit : "Ce sera une grande édition".Du 29 janvier au 2 février prochain en effet, ce grand rendez-vous autour de la musique classique, fête ses 20 ans. "

Nous avons vécu 20 années d’enthousiasme, de passion", se réjouit Yannick Guin. "Il y a eu des doutes, des interrogations. Rien n’est jamais joué."

Aujourd’hui, l’événement est une institution de l’histoire culturelle nantaise qui a proposé, toutes ces années, un cheminement à la découverte de la musique classique européenne. Mais avec sa patte, différente.

"Il n’y a pas beaucoup d’équivalent dans le monde, avec ce choix des œuvres et d’interprètes de grande qualité, mais aussi cette volonté d’ouverture, de médiation culturelle et d’action sociale."

"Un nouveau départ" René Martin, directeur artistique, a pourtant hésité sur la manière de célébrer ce 20e anniversaire : "Fallait-il aller plus loin, ou au contraire rassembler tous les artistes qui ont participé à la Folle journée ?" La réponse a vite été trouvée :

"On a voulu que cette 20e édition ne soit pas un bilan, mais un nouveau départ, en allant sur des territoires musicaux qu’on n’a pas l’habitude de fréquenter."

Cette année, c’est donc autour de la musique américaine du XXe que s’articuleront les propositions musicales, avec le thème "Des canyons aux étoiles". La programmation balaie un large spectre, avec les œuvres de compositeurs mondialement connus comme George Gershwin ou Léonard Bernstein ; une grande place est aussi donnée aux œuvres d’exilés, comme Antonin Dvorak ou Serge Rachmaninov ; et la culture populaire n’est pas oubliée, avec du jazz, du blues, des comédies musicales et des artistes auteurs de musiques de films hollywoodiens.
Côté interprètes, des artistes et groupes américains sont bien sûr invités, comme l’ensemble American Spiritual (gospel) ou le jeune pianiste Bruce Bubaker. Mais René Martin a voulu faire signe à des habitués : comme l’Orchestre philharmonique de l’Oural qui avait fait sensation en 2012, ou encore la célèbre chanteuse Barbara Hendricks.
Source: Metronews