Je relis quelques aphorismes de Karl Kraus. Notamment sur les journalistes qu’il exècre : « Les journaux ne sont pas loin d’être à la vie ce que les cartomanciennes sont à la métaphysique » ou « Les journalistes sont stimulés par les délais. Ils écrivent plus mal quand ils ont du temps. » Et aussi cela, savoureux : « Point commun entre la prostitution et le journalisme : la capacité de ne pas ressentir quoi que ce soit. Avantage de la prostitution sur le journalisme : la possibilité de ressentir quelque chose n’est pas exclue. »
Mais Franz-Olivier Giesbert ne simule pas seulement comme un journaliste, il ment aussi très bien comme écrivain. Ou comme une Arracheuse de dents. Quelle ironie que ces lignes moqueuses soient écrites par un Bel Ami. Les cyniques aussi ont leurs pudeurs et leurs quarts d’heure de sincérité.
Voici son programme :
-J. Strauss, Marche de Radetzky, N. Harnoncourt dirige l’Orchestre Philharmonique de Vienne
– Puccini, Tosca : « E lucevan le stelle », L. Pavarotti
– Beethoven, Concerto pour violon et orchestre, final, Y. Menuhin
Pour les Madeleines :
– Louis Armstrong, « What a wonderfull World »
– Chico and the Gypsies, « Pharaon »
– Derek and the Dominos, « Leila », Eric Clapton (guitare)