Florence Cassez, libre !

La toute puissance de la télévision peut briser la vie d’une personne. Ainsi, lorsque Florence Cassez est apparue lors d’un faux flagrant délit d’enlèvement et séquestration monté de toutes pièces par la police lors d’un « show » en direct, la majorité des Mexicains ont pensé qu’elle était coupable. La force des images est si forte que les voix de courageux et rigoureux dignitaires mexicains qui ont dénoncé un dossier vide, des faux témoignages obtenus sous la menace et des incohérences flagrantes dans l’accusation n’ont pas été entendues.
Florence Cassez est une victime. Elle a subi sept ans d’emprisonnement pour une faute qu’elle n’a pas commis. Et il se trouve encore des personnes qui la jugent sur ses apparitions télévisées : « trop triomphante », « peu crédible », etc. Sans avoir fait l’effort de lire le dossier. Et qui font état de leurs doutes sur les réseaux sociaux. Comme s’il s’agissait d’un match entre deux équipes et qu’on indiquait ses préférences. Avec des arguments fantaisistes : « le peuple mexicain est merveilleux. » Oui, certains croyaient aussi que la Shoah n’était pas possible dans la patrie de Goethe et de Beethoven. Toutes proportions gardées évidemment. Le Mal a des masques multiples, il n’a pas de patrie et il n’est jamais là où on l’attend. À chacun d’être prudent dans ses opinions, de dépasser le stade des impressions premières par la réflexion, car le moindre mot prononcé avec légèreté peut faire très mal.

Voici son programme :

– Schumann : Concerto pour piano, 3e mvt
– Chopin : Étude révolutionnaire
– Tchaïkovsky : Ouverture de ‘La Tempête’

– Jacques Brel : « Le plat pays »
– Johnny Hallyday : « L’envie »
– Stromae : « Formidable »