Felicity Lott, si vraie, si touchante

Certains êtres sont touchés par la grâce. Ils ne se mettent jamais en avant, ils iraient plutôt se cacher dans le trou d’une souris, ils rayonnent malgré eux, de l’intérieur. Ils ne sont jamais dans le calcul ou la frustration, au contraire, ils donnent tout et remercient d’avoir tant reçu. Tel est le cas de Felicity Lott. Mozartienne de rêve, straussienne idéale et interprète bénie des dieux de la mélodie française et de l’opérette. Chez elle, le sublime et la fantaisie ne sont pas deux mondes à part, mais les deux faces d’une même pièce. Et cette pièce ne se monnaye pas, elle est un talisman pour tous ceux qui la touchent, elle est l’écu d’or de la musique.

Voici ses madeleines et le programme que nous avons choisi :

– Serge Reggiani : « La femme qui est dans mon lit »
– Jacques Brel : « La chanson des vieux amants »
– The Beach Boys : « I get around »

Madeleines :

– Offenbach : La Grande-duchesse de Gérolstein, ‘Dites-lui’
– Strauss : Der Rosenkavalier Trio (avec Otter/Bonney/Kleiber)
– Reynaldo Hahn : L’heure exquise