C’est un cerveau. Ses travaux sur les hormones, en particulier la DHEA, l’attestent. Mais Etienne-Emile Baulieu (qui a changé son nom de Blum au début des lois anti-juives avant d’entrer dans la résistance) estime que sentir est tout aussi important que comprendre et élaborer. Dans la recherche médicale, comme dans toute création artistique, l’instinct et les intestins ont leur part.
Il a parfaitement su traduire à quel point dans le grand art l’organisation n’est pas la chose capitale. C’est disons le passage obligé pour durer. Mais l’essentiel réside dans la capacité de l’oeuvre d’art à éveiller des émotions, lesquelles ne sont pas forcément les mêmes en fonction des individus et des époques.
Il s’est insurgé aussi contre une obsession égalitaire bien française qui consiste à donner la même chose à tout le monde. Or tout le monde ne devient pas Pasteur ou Beethoven. Et pour sauver M. et Mme Toutlemonde, il faut bien aider Pasteur et Beethoven.
Voici son programme :
Haendel : « Jules César » dirigé par Marc Minkovski
Chopin : « Un nocturne » joué par Thierry de Brunhoff.
Johann Strauss : « La chauve-souris.
Beethoven : « 7ème Symphonie » 4e mvt dirigée par Karajan
Barbara : « Ma plus belle histoire d’amour ».
Amy Winehouse : « Back to black ».
Montand : « Chant des partisans ».