Enki Bilal, l’art avant tout

Ce mardi à 13h, Laure Mézan reçoit Enki Bilal, réalisateur, dessinateur, scénariste de BD et parrain de la 8e édition des Orchestres en fête.

Du 18 au 20 novembre se tiendra la 8e édition du festival Orchestres en fête, un évènement qui ouvre les portes du monde de la musique classique à tous. Pendant trois jours, cette manifestation culturelle propose des activités musicales à tous les curieux des quatre coins de la France. Un des ingrédients du succès d’Orchestre de fête ! est la diversité et l’originalité des activités proposées. L’Association Française des Orchestres s’associe au collectif de la Fédération nationale des cafés cultures pour la soirée d’ouverture du festival. Ensemble, ils font entrer l’orchestre dans l’espace le plus convivial de la Cité : le bar.
Ce foisonnement artistique ne pouvait passer inaperçu au regard d’Enki Bilal. D’origine yougoslave, le célèbre dessinateur est désormais le parrain de cette manifestation culturelle. Son enfance dans les Balkans et son exil en France à l’âge de 9 ans sont un vivier d’inspiration pour ses dessins envoûtants, souvent plongés dans une atmosphère froide et austère. Né en 1951, il commence à publier ses BD dans la revue Pilote dès les années 1970, après un passage éclair par les Beaux-Arts. Fasciné par les thèmes du transhumanisme et de l’intégration sociale, son travail a fait l’objet de plusieurs expositions à Paris depuis quelques années. L’engagement qu’il a pris en 2016 auprès d’Orchestres en fête ! semblait vital pour cet artiste-né. Selon ses propres mots : "Parmi les émotions que nous éprouvons, celles provoquées par la musique sont sans doute les plus difficiles à décrire. Les mots manquent, ou ceux existants apparaissent insuffisants, inadaptés. Alors pourquoi l’écoute-t-on, la musique ? J’ai depuis bien longtemps renoncé à tenter de répondre à ce genre de questions. La musique fait partie de l’air que je respire, lorsque je dessine, peins, écris, ou simplement rêve. Celle, qu’on nomme « classique », prenant d’ailleurs de plus en plus d’espace. Et particulièrement celle dite « sacrée ». Un gouffre de mystère pour l’agnostique que je suis". Une belle rencontre, à ne pas manquer.