À première vue, cette belle actrice pourrait passer pour une enfant gâtée habituée à recevoir tout ce qu’elle désire. On oublie toujours quand on juge superficiellement une personne de penser « axe » et d’observer autant la pointe que le talon d’un caractère, pour utiliser la métaphore de l’archet d’un violoniste. Ainsi, si quelqu’un semble réservé et froid, c’est peut-être qu’il est tellement émotif qu’il se protège derrière une façade pour ne pas fondre en larmes à la première contrariété.
Elisa Tovati voulait sauver le monde, secourir la veuve, l’orphelin et toute leur famille. Perfectionniste et déterminée, elle a commencé très tôt. Après quelques années de psychanalyse, elle s’est rendu compte que ce n’était pas si simple. L’art étant plus parfait que la vie, comme disait François Truffaut, son énergie a pu se canaliser dans un domaine plus facile à maîtriser que le chaos de l’existence. Ce qui ne doit pas l’empêcher de vouloir à tout prix arranger les bidons de ses proches à la première occasion, car on n’arrive pas tout à fait à soigner son naturel qui comme chacun sait revient vite au galop.
Voici son programme :
Madeleines :
– Bésame Mucho
– The Eagles : « Hotel California »
– Véronique Sanson : « Ma révérence »
Titres Classiques :
– Ma préférée : Symphonie pathétique de Tchaïkovski n°6. Qui correspond si bien à mon âme slave. C’est une œuvre très tourmentée qui a beaucoup fait pleurer Tchaïkovski quand il l’a composée.
– Le thème de la Tosca de Puccini que chante Mario avant d’être fusillé. C’est beau à pleurer.
– Les Quatre Saisons de Vivaldi car c’est l’image de la vie.
– Pierre et le Loup de Prokofiev.